4 août 2016

Wish-list & read-list #02

Petit bilan à mi-année, pile 6 mois après le premier !

Je suis plutôt contente de moi côté achats de romans... par contre, j'ai été beaucoup plus sobre sur les BD et le resterai sans doute car ça vous explose vite un budget !

Je suis parvenue à mettre la main sur 3 romans que je voulais vraiment très fort : Iceltane en tombant dessus en librairie (j'ai ensuite pu le faire dédicacer par l'autrice, oh ! joie !), Freaks'Queele en tombant dessus en faisant mes courses (oui, vous avez bien lu, encore un livre suicidaire) (je le ferai dédicacer au moins par Ophélie dès que j'en aurai l'occasion) et enfin j'ai reçu une veille édition de Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi en cadeau.

Pour le moment, je ne les ai pas encore lu, bien qu'ils soient dans ma read-list prioritaire !

 

J'ai acheté plein d'autres romans cette année, en général en suivant des envies, et en privilégiant le format numérique.

Le reste des romans que je voulais en février et que je n'ai pas pu acquérir reste dans ma wish-list.




J'y ai ajouté quelques titres, noté avec soin dans mon BuJo, en particulier ceux de 3 auteurs français disponibles en numérique qui me font de l’œil...


Au moins, pour mon achat d'un titre SFFFH francophone le 1er septembre, j'ai du choix !

Côté BD, j'ai pu mettre la main non seulement sur le tome 2 de Soufflevent, mais aussi sur le tome 3 !
Je les ai déjà lus, par contre, j'en reparlerai le mois prochain, si je ne me décide pas à rédiger un article spécifique dessus.


Côté BDs, mangas et artbooks, je ne sais pas encore si je ferai des achats d'ici la fin d'année ; si je peux me permettre de craquer, j'ai établi mon "top 3", par ordre de prix / facilité à mettre la main dessus.



1 août 2016

Lectures de juillet

Comme je l'avais prédit le mois dernier, le bilan de mes lectures de juillet est plutôt chargé, car j'ai bien profité de mes congés pour me poser au jardin sous mon figuier préféré (chaise longue, chapeau, lunettes de soleil, cocktail à portée de main, avez-vous besoin d'un dessin ?).

Du coup, vous êtes prévenus, ce bilan est long. Difficile de faire autrement...

J'ai débuté mes congés avec une série de romances, histoire de buller. A moindre frais car elles ont été acquises pendant l'opération ebooks à 0,99 € proposée fin juin par les éditions Bragelonne / Milady / Castelmore. J'ai ainsi boulotté 2 romances contemporaines et 3 romances historiques.
C'était sympa mais j'ai vite préféré basculer sur autre chose*.

* à traduire, pour ceux qui me connaissent, par "en fait, ça m'a vite gonflée ; surtout les romances historiques".

J'ai débuté ces lectures avec Baiser sucré, le 1er tome de la série Cupcake Club de Donna Kauffman, paru aux éditions Milady. Je n'ai pas grand-chose à en dire, je suis plutôt déçue par le traitement global du sujet. Je suppose que ce roman basculera dans la catégorie "vite lu, vite oublié". Je suis d'autant plus confuse que je crois que Melindra l'a aussi acheté, par ma faute, car j'avais lu un autre titre de cette même série il y a quelques années et que j'en avais un bon souvenir. Bon, bref, passons.


J'ai enchaîné avec 3 romances historiques de Sally MacKenzie, traduites par Pauline Buscail, pour les éditions Milady. :
- Lord Ned à tout prix & Lord Jack à tout prix, tome 1 et 2 de la série La duchesse des cœurs.
- Le duc mis à nu, tome 1 de la série Noblesse oblige.
En fait, j'ai payé Lord Jack à tout prix au prix normal en pensant qu'il serait aussi sympa que le tome 1 et... pas du tout ! J'ai été sacrément déçue.

 

Concernant Lord Ash à tout prix, j'ai du coup hésité à lui donner sa chance, forcément. J'ai laissé l'idée de côté pour le moment, inquiète à l'idée d'y retrouver les défauts du tome 2 (ça fait cher payer la déception, au final, et ce n'est pas comme si je n'avais pas une pile à lire débordante).

Comme Le duc mis à nu est aussi une (très grosse) déception, je ne poursuivrai pas non plus la série Noblesse oblige. J'arrête-là les frais côté romance historique, pour le moment.

Le dernier ebooks à 0,99 € lu en juillet est le roman La meilleure chose qui me soit (jamais) arrivée de Laura Tait et Jimmy Rice, traduit par Claire Allouch, toujours pour les éditions Milady.
J'ai un avis qui peut paraître mitigé sur ce roman car, d'une certaine façon, je l'ai trouvé plutôt longuet.
Pourtant, il coule tout seul et j'ai beaucoup aimé tout un aspect du traitement des relations entre les personnages, l'auteur n'hésitant pas à pointer du doigt leurs actes manqués, autant ceux de leur passé (pendant la transition lycée / études) que ceux du présent.

Puis j'ai particulièrement apprécié le regard que pose Alex sur Holly, lorsqu'ils se retrouvent à Londres, surpris du décalage entre ce qu'elle est et ce qu'elle promettait de devenir, surpris qu'elle ait "oublié" ses rêves... au final, tout s'explique, et de plus c'est justement ce regard qui va en partie permettre à Holly de se secouer.
Au final, c'est un bon roman, une belle surprise, et celui qui m'a le plus séduite parmi les romances testées pendant mes congés ; seulement, il est à réserver aux amateurs de contemporain pur et dur.


Après cette série de romances, il fallait que j'en revienne à des "valeurs sûres", des romans conseillés par des amies ou dont je savais qu'ils ne me décevraient pas. Je ne me sentais plus trop aventurière.

J'ai commencé avec les courts romans Légion et A fleur de peau, tomes 1 et 2 de la série Légion de Brandon Sanderson, traduits par Mélanie Fazi, éditions Orbit / Le Livre de Poche.
Ces romans ont été une véritable bonne surprise, pas seulement par le concept développé mais aussi par le fait qu'il est particulièrement bien exploité, à mon sens.

Si le 1er volet de Stephen Leeds pose le concept en question, le deuxième le complexifie... Stephen est en effet très particulier. Surnommé "Légion" par ceux qui l'étudient (ou tentent de le faire...) il vit avec ses hallucinations, qu'il préfère nommer "aspects", chacune possédant sa personnalité, ses propres spécialités et... une certaine dose de folie. Ce qui est impressionnant, c'est que pour Stephen, elles sont belle et bien réelles même s'il a conscience de leur nature 'imaginaire', ce qui l'oblige sans cesse à adapter son environnement à leur présence.
Stephen est-il fou ou juste à ce point dépassé par son propre génie qu'il est obligé de se créer des avatars pour le canaliser ? Peu importe. Il arrive à vivre avec et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'est jamais seul !

Au final, ces romans sont des petites enquêtes simples, efficaces, avec un des personnages à la fois complexes et attachants (chaque aspect étant génial à sa façon et apportant beaucoup !). Avec, en fil rouge, la crainte de Stephen de perdre pied pour de bon. Car tout n'est qu'une question de maîtrise...
Du coup, gros coup de cœur pour ma part !

 

Après cette excellente surprise, j'en ai eu une autre avec Les ombres de la ville, tome 1 de la série urban fantasy Hantée de Maureen Johnson, traduit par Maud Desurvire pour les éditions Michel Lafon Poche.
La couverture est magnifique, cependant ne vous laissez pas piéger : elle n'a aucun rapport avec le roman à part ce qu'on devine en arrière plan... en effet, elle donne une impression très romanesque et si c'est ce que vous cherchez, clairement, vous serez surpris (dans le sens "sans doute déçus") car ce roman est un thriller fantastique et que son héroïne n'a rien d'une sentimentale dégoulinante de mièvrerie.

Bien que destiné à un public young adultLes ombres de la ville esquive ainsi pas mal de travers fréquent dans la littérature destinée à cette cible marketing. Ce roman met en scène une narratrice parfois déconcertante de maturité et dotée d'un humour caractéristique. En effet, Rori exploite à fond ses origines dans certaines situations : elle "débarque" de sa Louisiane natale, venant d'une petite ville construite en plein milieu d'un marais et son éducation, la relation étrange qu'elle partage avec ses parents et ses expériences lui offrent une personnalité très particulière, indépendante, et il lui faut au moins ça pour accepter ce qui lui arrive à Londres et s'y adapter.
J'ai aimé la façon dont l'auteur a situé son intrigue, les personnages qui gravitent autour de Rori, les amitiés qui se nouent et surtout les membres de la nouvelle brigade des Ombres. Surtout que l'histoire de cette dernière est pleine de surprises.
J'ai hâte de lire la suite !


Entre la lecture de deux romans, j'ai profité d'un passage à ma librairie BD de prédilection pour mettre la main sur Vingt mois avant, le tome 11 de la série De Cape et de Crocs d'Ayroles et Masbou, paru aux éditions Delcourt.

Ce tome 11 est plutôt à lire comme un début de spin-off de la célèbre série, car on suit les aventures d'Eusèbe, le lapin beaucoup trop mignon et naïf pour son propre bien, dont on se demandait ce qu'il avait bien pu faire dans cette galère...
Ceux qui connaissent la série comprendront la référence, j'encourage les autres à rattraper, car c'est vraiment un bonheur à lire. Je n'en parle pas plus : inutile de spoiler.
Vivement la suite, en tout cas !


J'ai aussi glissé un "guide pratique" au milieu de mes lectures, à savoir le titre Je trie, je range, je respire ! de Geralin Thomas, paru aux éditions France Loisirs.
Alors, je sais bien, acheter un livre dans une optique de désencombrement, c'est un peu contradictoire, cependant c'est un achat que je ne regrette pas, bien qu'il arrive trop tard dans ma démarche. Le livre est bien conçu, avec des illustrations inspirantes et surtout il respecte différents styles de vie (il n'impose pas le minimalisme aseptisé).


Après ce petit aparté BD et guide pratique, je suis revenue à une série urban fantasy destinée à un public young adult dont j'ai déjà parlé, à savoir Les faucheurs, une série qui esquive elle aussi les clichés romanesques qui ont tendance à me faire grincer des dents.

J'ai boulotté Gant rouge et Coeur noir, respectivement les tomes 2 et 3 de la série de Holly Black, traduits par Jean-Daniel Breque pour les éditions Fleuve.
Je n'ai que du bien à en dire, seulement par volonté de ne pas spoiler, je vais éviter d'en parler plus que ça. J'y ai retrouvé les qualités de Chat blanc, le 1er tome, toujours aussi bien exploitées et la série se tient parfaitement sur les trois tomes.

En fait, je reste surprise qu'elle ne semble pas plus connue que ça, car je la trouve excellente.
Surtout que le prix à payer par les faucheurs quand ils font usage de leur "don" n'est pas esquivé. La dureté des rétro-chocs fait même partie intégrante de l'intrigue, et ce n'est pas rien de le dire.
Honnêtement, si vous aimez les héros en demi-teinte, l'urban fantasy et que les familles dysfonctionnelles ne vous font pas peur, lisez cette série !

 
Toujours dans mon trip série, j'ai aussi repris la lecture des Charley Davidson, parce que l'urban fantasy reste ce que j'ai envie de lire en ce moment (OK, si je suis honnête, c'est ce que j'ai tout le temps envie de lire). Je n'ai rien à ajouter de plus que ce que j'ai déjà dit dessus le mois dernier... Avec un personnage comme Reyes, forcément, l'été parait encore plus chaud !
En effet, l'auteur continue d'y aller à fond dans le fan-service et j'avoue que certains passages m'ont vraiment fait marrer... non mais, des fans club ? sans déc' ?

Blague à part, ce n'est pas ce qui fait l'intérêt de la série à mes yeux, j'avoue que l'humour de Charley et ses légers troubles de l'attention payent bien plus à mon niveau. Ainsi que les intrigues, évidemment, qui font de ces romans des page-turner efficaces.
Pour le moment, je me suis arrêtée au tome 4 (que j'ai relu pour me remettre les détails en tête) et j'ai hâte de poursuivre, même si je fais une petite pause avant d'enchaîner.

 

Enfin, j'ai terminé ce mois de juillet avec un autre roman de Brandon Sanderson, dans un genre complètement différent de ceux dont je parlais plus haut.
En effet, L'âme de l'empereur est incontestablement de la fantasy, il n'a de ce fait rien en commun avec les titres de la série Légion, si ce n'est la plume de l'auteur : toujours aussi efficace, il est parvenu à écrire encore une fois un roman concis et pourtant juste parfait, équilibré, à l'opposé des pavés auxquels la fantasy m'a habituée.

Si vous ajoutez à cela l'ambiance, la complexité de la magie particulière, l'usage des spiritampes... j'ai dévoré ce petit bijou paru chez Le Livre de Poche, au point d'en désirer une suite. Je me demande en effet si Shai arrivera à retrouver le Fou impérial qui l'a trahie. Par sa faute, elle se retrouve prisonnière des Arbitres et de leurs intrigues de cours, contrainte d'employer son art (que les Arbitres en question considèrent pourtant comme blasphématoire... comme quoi, quand le pouvoir est en jeu...) dans un délai intenable pour tenter l'impossible : créer un simulacre de l'âme de l'empereur.

Je n'en dis pas plus... je me contenterai de le conseiller aux amateurs de fantasy inspirée par l'Asie (ici, l'auteur s'est ouvertement inspiré de l'histoire de l'art Chinois et de la Corée, la post-face du roman est tout aussi passionnante à lire !).


Le bilan de juillet se termine (enfin !) et je vous promets que celui d'août sera beaucoup plus court !

29 juillet 2016

Le 1er septembre, j'achèterai un livre / ebook de SFFFH francophone

SFFFH ? Gné ?

Si cet acronyme vous laisse perplexe, c'est que vous ne traînez pas assez sur ce blog. Ou sur mes blogs et forums de prédilection. Et peut-être même que vous ne lisez pas assez d'imaginaire. Ce n'est pas grave (du tout) et l’événement qui se prépare pour le 1er septembre est justement un bon moyen de vous mettre dans le bain !

SFFFH est donc l'acronyme de Science-Fiction, Fantasy, Fantastique et Horreur, autrement dit les "mauvais" genres de l'imaginaire que j'affectionne tant (oui, je sais, dans les faits je ne lis quasi que du fantastique, mais vous n'aller pas chipoter, hein ?).

Pour la 3ème année consécutive, des personnes désireuses de promouvoir les littératures de l'imaginaire ET les auteurs francophones lancent donc une grande opération d'achat pile le 1er septembre, créent l'événement, histoire de marquer le coup et booster les ventes pile pour la rentrée.

J'avoue que je n'ai pas participé en 2014 et 2015 pour la simple raison que... j'ai zappé (mémoire de poisson rouge, tout ça...). Alors cette année, je m'y prends en avance et en plus je relaie les informations pour m'assurer de ne pas oublier.
En même temps, même si c'était le cas, ce ne serait pas dramatique, ce n'est pas comme si je n'achetais pas de livres / ebooks d'auteurs francophones de SFFFH à longueur d'année, n'est-ce pas ?

Je ne sais pas encore ce que j'achèterai... sans doute un titre d'Ophélie Bruneau, de Sophie Dabat, de Jean Vigne ou de... En fait, il y a l'embarras du choix (tellement de choix, trop de choix, pourquoi toujours des choix ?...). Bref.

La seule chose de certaine, c'est que mon achat se fera sous format ebook : je n'ai plus de place dans mes bibliothèques malgré la récente vague de désencombrement.
(surtout que je sens que ça va encore partir en sucette et que je vais en acheter plusieurs...)

Alors, qui est tenté de participer à cette vague de soutien à nos auteurs de l'imaginaire ?
Quel titre vous fait de l’œil ?

Après, si ce n'est vraiment pas votre truc, l'imaginaire, vous pouvez aussi lire un polar, un thriller, bref n'hésitez pas à basculer sur un autre "mauvais" genre, ce qui compte je pense c'est surtout de découvrir des plumes francophones et de les soutenir.
Enfin, je dis ça je dis rien, certains auteurs ont écrit d'excellents thrillers fantastique ou SF... pas que je veuille absolument vous convaincre, n'est-ce pas...

 (acheter, c'est bien ; lire, c'est encore mieux ! en parler autour de soi, c'est donut !)


Je vous copie-colle quand même le pitch officiel, histoire de...
"Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone" revient pour une 3ème édition !
Si vous ne la connaissez pas encore, cette opération consiste tout simplement, comme son nom l'indique, à inciter les lecteurs à acheter au moins un livre ou ebook de SFFFH francophone ce jour-là, afin de soutenir et découvrir les nombreux talents de la francophonie dans les divers genres des littératures de l'imaginaire.
Note : les auteurs québécois Amélie Dubé et Patrice Cazeault, créateurs de « Le 12 août, j’achète un livre québécois », ont inspiré cette idée.

18 juillet 2016

Lectures de juin

Je n'avais pas trop la tête à bloguer ni même à naviguer ces dernières semaines, c'est l'été, je préfère papillonner à l'extérieur, loin de mon PC (qui surchauffe, de toute façon, donc ce pauvre vieux Loki ne m'en voudra pas de faire l'école buissonnière).
Malgré tout, je vous fais un petit retour sur mes lectures de juin.
Cette fois-ci, je vous le promets, ce sera très synthétique, car je n'ai tout simplement pas envie d'y passer des heures... 

J'ai commencé le mois de juin avec la lecture du roman historique Les orages de l'été, de Tamara McKinley, traduit par Danièle Momont pour les édition L'Archipel. Je n'avais que du bien à en dire et ça tombe bien, car le détail fait l'objet d'une vraie chronique de lecture complète, il suffit de cliquer ici pour la lire.


J'ai ensuite lu un petit roman jeunesse pétillant et enlevé, Un ogre en cavale, de Paul Beorn, paru chez Castelmore. Cette course poursuite m'a mis le sourire aux lèvres, c'est vraiment un roman que je conseille même si les monuments historiques de Paris ne s'en remettront pas.


Pour rester sur du jeunesse, j'ai mis la main sur le tome 5 de la série Les filles au chocolat, à savoir Cœur Vanille, de Cathy Cassidy, traduit par Anne Guitton pour PKJ.
C'était le tome que j'appréhendais le plus, vu que Honey est l'archétype de l'ado brillante mais hyper-narcissique et en crise. En même temps, cela lui offre un gros potentiel d'évolution, en particulier concernant sa relation avec son père. Elle apprend à la dure qu'on ne peut pas toujours repartir de zéro et qu'on reste responsable de ses actes... et de leurs conséquences.
J'ai particulièrement aimé, sur ce tome, la façon dont l'auteur montre le décalage entre ce que l'on expose sur les réseaux sociaux et la réalité, ce qui peut amener à fausser complètement la vision que les "contacts" des-dits réseaux peuvent développer. 


Après cela, changement de cap à 180° avec le retour sur la série Testament dont j'ai gagné le tome 2 Alouettes dans le cadre d'un concours entre l'éditeur ActuSF et le forum Mort-Sûre. Je pense que je parlerai d'avantage de ces romans de Jeanne A. Devats dans une chronique dédiée à la série car c'est vraiment de la fantasy urbaine qui déboîte. En tout cas, cette épidémie de Roméo & Juliette m'aura beaucoup fait rire... pas étonnant que l'oncle et employeur d'Agnès frôle le pétage de câble !


En parlant de chroniques, je ne m'attarde pas sur le titre Je le veux, d'Eliza Kennedy, traduit par Daphné Bernard et paru sous format poche chez Pocket. Il s'agit d'un roman "ça passe ou ça casse", pour moi c'est passé haut la main et pour découvrir tout le bien que j'en pense, il suffit de cliquer ici.


J'ai ensuite de nouveau opéré un changement de cap avec le roman Le jour où j'ai appris à vivre, de Laurent Gounelle, paru chez Kero. Je comprends tout à fait ce que la personne qui me l'a conseillé a aimé dans ce roman, pour ma part il ne m'a pas plus emballée que ça. Je suppose qu'il arrive un peu tard et que je l'aurais bien plus apprécié une quinzaine d'année plus tôt. Cela n'empêche pas que c'est un roman feel good qui fait très bien son job, c'est juste que ce n'est pas le genre de lecture contemporaine qui m'emballe.


Après cela, encore un changement de genre et de style avec la lecture de La malédiction Grimm, de Polly Shulman, traduit par Karine Suhard-Guié pour les éditions Bayard. Il était quand même temps que je lise ce premier volume dédié au Dépôt d'Objets Empruntables de la ville de New-York, après avoir lu respectivement les tomes 3 et 2. J'ai tout autant apprécié et enfin compris comment Elisabeth avait pu perdre une caractéristique sans laquelle elle se retrouve bien embêtée...


En fin de mois, j'ai entamé une série de lectures sur liseuse car les éditions Bragelonne / Milady / Castelmore ont lancé une grande opération d'ebooks à 0,99 € sur la dernière semaine de juin, ce qui tombait au poil pour mes congés !

J'ai débuté avec le roman contemporain Un amour de look, de Judy Astley, traduit par Alix Paupy, attirée par le pitch : une jeune femme accueille une émission de relooking directement chez elle et j'avais bien envie d'en savoir plus sur la façon dont un auteur a traité un tel sujet. Au final, c'est une comédie anglaise bien sympa pour la détente estivale, et même si je n'ai pas été emballée plus que ça, j'ai apprécié en particulier la grand-mère (plus moderne, pertinente et ouverte d'esprit que la plupart des personnages plus jeunes).  


J'ai ensuite enchaîné avec un roman que je convoitais depuis un moment sans avoir sauté le pas, renouant ainsi en fin de mois avec l'urban fantasy, à savoir le 1er tome de la série Charley Davidson, traduit par Isabelle Pernot. Pour la petite histoire, j'ai lu le tome 4 il y a déjà un sacré bout de temps, prêté par une copine, et j'avais beaucoup aimé. Du coup, je pense que je vais pouvoir faire du rattrapage... car Première tombe sur la droite a confirmé que cette série est faite pour moi. Que ce soit le ton de la narratrice ou la plume de Darynda Jones, j'ai accroché ! Même si le love interest est clairement too much (vive le fan service...) le reste rattrape largement. En particulier le trio d'avocats fantômes, qui mérite une mention spéciale (les pauvres...).


Voilà, c'est tout pour juin ; enfin, c'est déjà pas mal... rendez-vous en août pour le bilan (chargé*) des lectures de juillet !

* au rythme actuel, la page "lectures" mensuelle de mon BuJo ne suffira pas à tout noter... il est vraiment temps que je me remette à écrire !

9 juillet 2016

Je le veux

Roman contemporain d'Eliza Kennedy, traduit par Daphné Bernard, éditions Robert Laffont / Pocket.

Il y a des romans, comme ça, dont le pitch intrigue (bien plus que la couverture ou le titre) : ils ont l'air de sortir des sentiers battus et de promettre une lecture bien sympa. La plupart du temps, quand je me laisse tenter par ce type de roman, j'espère juste que l'auteur va vraiment assumer jusqu'au bout et que je ne serai pas déçue par la fin...

C'est ainsi que je me suis positionnée sur le titre Je le veux, l'un des romans en partenariat sur le forum Mort Sûre, en croisant les doigts très très fort pour que la lecture soit aussi jubilatoire qu'elle le promettait.
Je peux le dire tout de suite : ça a été encore mieux que ça !


Evidemment, si vous êtes du genre collé-monté, plutôt coincé, adepte du slut-shaming, je vous inviterai aimablement (ou pas) à passer votre chemin. Clairement, les choix de vie de Lily vous feront grincer des dents et vous serez infichu de les comprendre et sans doute prompte à la juger à l'emporte pièce, comme son idiot de collègue Lyle (alors que ce qu'il fait de son côté, avec sa rétention d'information au sujet d'un procès capital, est bien plus grave !).

Car Lily... est la digne fille de son père. Celui-ci est un Don Juan et la jeune femme lui ressemble, tout simplement. Eh oui, le scoop, les femmes aussi peuvent aimer le sexe pour le sexe !
Ajoutez à cela les valeurs morales particulières de sa famille (qui a au moins le mérite d'être saine, puisque tout est clair pour tout le monde !) et son caractère particulièrement trempé, Lily n'est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds ni à faire décoration dans une soirée. Et quand un homme lui plait, elle s'emballe. Elle aime séduire, elle adore encore plus coucher et pour compenser toute l'énergie qu'elle dépense pour son travail, elle n'hésite pas à brûler la chandelle par les deux bouts.

Lily est avant tout une femme accro à son job d'avocat (encore junior, mais prometteuse) et libre. très libre... autant dire que ses proches, ceux qui la connaissent et l'aiment telle qu'elle est, ne comprennent pas sa décision de se marier.
Elle même se demande comment elle a bien pu accepter la demande de Will... il faut dire qu'il la fait craquer et que la demande en question, si romantiquement présentée, l'a si bien prise au dépourvu qu'elle l'a acceptée ; pourtant les sentiments forts qu'elle éprouve pour lui risquent plus de le blesser qu'autre chose.
Car au final, le seul qui ne semble pas au courant de la véritable personnalité de Lily, c'est son fiancé... alors forcément, pas étonnant que tout le monde, en priorité sa grand-mère (ancienne ténor du barreau, son modèle), sa mère et ses deux belles-mères lui mettent une pression dingue pour qu'elle annule le mariage...

Ajoutez à cela que la jeune femme est, en parallèle, envoyée au casse-pipe pour préparer un témoin pour une déposition dans un procès important pour son cabinet, et sa semaine prénuptiale ne sera pas sereine du tout ! Surtout lorsqu'elle découvre, affligée, que le témoin en question n'est vraiment pas doué (c'est bien peu de le dire) et qu'en plus la société qu'elle défend est vraiment dedans jusqu'au cou. Non seulement elle est sur la sellette sur le plan personnel, mais aussi sur le plan professionnel. C'est sa carrière qui est en jeu si elle n'arrive pas à gérer la déposition. 

Je pense que ce que j'ai le plus apprécié, dans ce roman, c'est que l'auteur va au bout des choses, ne choisi aucune facilité, ne cède pas à des ellipses malvenues, et que tous les personnages y règlent leurs comptes, d'une façon ou d'une autre.
La déposition du témoin en particulier est un passage énorme. Puisque Lily a face à elle un vieux de la vieille paternaliste et condescendant, elle va lui faire ravaler ses "jeune demoiselle" à sa façon, et il n'est pas prêt de l'oublier ! Certes, du point de vue de la déontologie, ce n'est sans doute pas ça, mais elle obtient ce qu'elle veut (du temps pour que son senior puisse éviter un désastre pour son cabinet), ce qui lui vaut même d'être félicitée par sa grand-mère !

Ce roman a donc été ce qu'il promettait, jubilatoire et même plus. 
J'ai adoré le fait que Lily ne change pas, au contraire, elle utilise ses atouts pour régler ses problèmes sur différents fronts.
J'ai adoré les retournements de situations. Je me suis attachée à tous les personnages, certains étant sacrément hauts en couleurs.
J'ai adoré qu'une femme puisse être aussi libre et que son entourage l'accepte sans problème.
Et j'ai eu le cœur serré pour elle dans certains passages. Parce que ce roman est loin d'être dénué d'émotions...

Lily se marie dans huit jours. Pour ceux qui ne la connaissent pas ou peu (à commencer par son futur mari, Will, rencontré il y a six mois), c'est une merveilleuse nouvelle. Pour ceux qui la connaissent mieux (ses copines, ses amants, les ex-femmes de son père), c'est presque une blague. Même elle n'y croit pas. avec une foi dans la monogamie proche du zéro, une fâcheuse tendance à coucher avec le premier bellâtre venu au premier cocktail sifflé, Lily court à la cata.
Et s'il suffisait de le vouloir pour le croire ?

Les plus du roman :
- la personnalité complexe et contradictoire de Lily
- les personnages secondaires truculents, en particulier les ex-femmes
- le flingage en règle de la déposition du témoin (grand moment !)
- le règlement de comptes entre Lily et son cher collègue Lyle

30 juin 2016

Les orages de l'été

Roman historique de Tamara McKinley, traduit par Danièle Momont, éditions L'Archipel.

Cela faisait très longtemps que je n'avais lu un pur roman historique, sans la moindre touche de fantastique, et j'ignore encore ce qui m'a attirée sur ce roman proposé à la lecture sur le forum Mort-Sûre, alors que je craignais que le titre soit un peu téléphoné et cache une romance assez bateau. Au final, heureusement que je reste curieuse, car ce magnifique roman m'a complètement emportée à l'autre bout de la planète.

Les orages de l'été est truffé de qualités, au point qu'il est difficile pour moi de définir par où commencer...
Le prologue situé en 1894 met dans le bain, puisqu'on assiste au déferlement des éléments autour de l'Arcadie, un bâtiment qui emporte Eva et Freddy Hamilton vers l'Australie. Le bâtiment ne se remettra pas de l'ouragan dévastateur, mais qu'en sera-t-il des jeunes mariés, de leurs rêves et espoirs ?... ce fil rouge réapparaîtra de façon constante, en pointillés, tout au long du roman et de la quête d'Olivia.
Car chaque rencontre, chaque choix va avoir son importance pour la suite, située cinquante-trois ans plus tard.


En 1947, accompagnée de son ami d'enfance Gilles, Olivia Hamilton quitte l'Angleterre pour séjourner en Australie. Après une longue maladie invalidante, sa mère Eva est décédée et la jeune femme, en faisant du tri, a trouvé dans ses papiers des éléments qui la perturbent. Elle désire obtenir des réponses en retournant dans la ville de Trinity où elle est née.
N'ayant passé que dix ans en Australie avant que sa mère ne rentre avec elle en Angleterre, la jeune femme est devenue une parfaite petite anglaise, dans chacun de ses gestes, sa façon chic de se vêtir, son accent. Ce qui ne l'empêche pas d'être une dure à cuire. Elle a traversé la guerre, le blackout, avec du sang sur les mains : elle a aussi besoin de faire une coupure vis à vis de ces années à lutter au quotidien contre la mort, en tant qu'infirmière.

Gilles a sans doute encore davantage besoin de cette coupure. Ancien pilote, la guerre lui a coûté un bras et bien plus encore. Son assurance a été brisée, c'est un homme qui a besoin de se reconstruire pour retrouver les qualités qui font de lui un bon avocat.
Seulement, les sentiments qu'il éprouve pour Eva dépassent la simple amitié et ne rendent sa mutilation que plus difficile à accepter. Il a désormais perdu tout espoir de la séduire et craint surtout que ce soit l'Australie qui la lui vole.
Car le continent a ses propres charmes qui sont loin de laisser Eva indifférente, tout comme Maggie, l'employée de l'hôtel qui les héberge. Cette jeune femme un peu sauvage est une bosseuse, marquée par une adolescence très difficile. Elle est immédiatement envoûtée par Eva, qui est tout ce qu'elle admire et ne sera jamais. Pourtant, Eva ne la prend pas de haut, bien au contraire, et malgré elles, malgré leurs différences, les deux jeunes femmes tissent une amitié de plus en plus profonde.

Lorsqu'Eva retrouve Irène, sa sœur aînée, après un fastidieux trajet dans le bush, l'accueil est terrible. Gilles, qui ignorait l'existence d'Irène, découvre ainsi que son amie lui a fait des cachotteries. Il la soutient cependant de son mieux tant il la sent perturbée. Aidés par Sam, le patron de Maggie, ils vont démêler l'écheveau pour découvrir pourquoi, alors qu'Eva n'avait que dix ans, sa mère a soudain décidé de rentrer en Angleterre.
Comme toujours, les secrets de famille, les non dits, ne peuvent pas être révélés au grand jour sans faire des dégâts. Tout comme le cyclone qui va s'abattre sur Trinity et tout ravager sur son passage.

Car le titre de ce roman n'est pas téléphoné : il est juste le titre qu'il fallait. Toute l'action principale, qui se déroule sur quelques jours à peine, est imprégnée par ce climat chaud, humide et lourd qui précède les orages, éreintant les gens, figeant le temps. 
Cependant, c'est bien plus qu'un orage qui va secouer Trinity. Les Aborigènes ont la sagesse de tout laisser derrière eux et de s'enfoncer dans les terres le temps que le cataclysme passe. Les Blancs n'ont pas forcément celle de les imiter.
Ces passages où les éléments se déchaînent, dans lesquels les humains ne sont plus que de pauvres poupées de son, font écho au prologue et forment les points d'orgue du roman.

D'autant plus qu'ils mettent en valeur chacun des personnages, tous plus attachants les uns que les autres, exception faite sans doute d'Irène, que j'ai adoré détester.
J'ai eu un vrai coup de cœur pour Smokey et Cloche-Patte, deux autres vétérans mutilés par la guerre : leur façon de s'entraider et de bousculer Gilles m'a beaucoup touchée.

La dernière grande force du roman réside dans le talent de l'auteur pour décrire l'Australie et mettre en valeur les différences avec l'Angleterre : par le regard que les personnages portent les uns sur les autres, le choc culturel est évident. A cela s'ajoute toutes les petites choses, les points de détails, qui rappellent les milliers de kilomètres parcourus par Eva et Gilles. Les descriptions sont subtiles, réalisées par touches et très immersives. Tout comme Eva, il est difficile de ne pas tomber sous le charme de Trinity.

Les orages de l'été a donc été plus qu'une belle lecture : la découverte d'une plume magnifique, celle de Tamara McKinley, qui m'a redonné envie de me plonger dans des romans historiques.

Les plus du roman :
- les personnages plus qu'attachants
- la subtilité des liens qui se nouent et dénouent
- la quête d'Eva... et ses conséquences
- la description subtile des différences entre Australie et Angleterre